A 40 ANS PASSÉS, LE CABARET ROYAL PALACE SONGE ENCORE À GRANDIR

Le Royal Palace

” Le premier cabaret en dehors de Paris a su conquérir un public très fidèle. Son fondateur, Pierre Meyer, veut adjoindre un hôtel de 100 chambres à ce complexe alsacien de deux restaurants, un théâtre de 1.100 places et une boîte de nuit.Qui aurait prédit une telle success story ?

A une quarantaine de minutes de Strasbourg, en pleine campagne, le cabaret Royal Palace fête ses 40 ans. Un anniversaire retardé à cause du Covid puisque, en réalité, Pierre Meyer a créé le Royal Palace il y a 41 ans, en transformant la petite auberge familiale de ses parents en un temple du music-hall accueillant jusqu’à 1.000 spectateurs par représentation.

Sa renommée internationale y attire les plus grands artistes du monde entier, alors qu’il est situé dans un village de 500 habitants, Kirrwiller.C’est que Pierre Meyer a fait de cette faiblesse un atout. A Kirrwiller, le terrain n’est pas cher, on peut s’y agrandir plus facilement.

Le Royal Palace est devenu un complexe avec deux restaurants, une salle de 1.100 places, une vaste boîte de nuit, une trentaine de chambres pour loger les artistes… « Le Royal Palace, c’est Las Vegas… en Alsace ! » s’enflamme ce patron humaniste et passionné qui a même généré des mariages au sein de la troupe, contribuant à doper la démographie locale…14 millions de chiffre d’affaires« Chaque année, je fais le tour du monde pour repérer moi-même les meilleurs numéros », se félicite cet insatiable voyageur de 69 ans. Royaume des plumes et des strass, son cabaret mêle music-hall, cirque et comédie musicale.

Environ 130 personnes y travaillent, dont 80 dans la restauration et 40 sur scène, pour qui rien n’est trop beau : pas moins de 300 costumes, des décors gigantesques et une scénographie à la pointe de la technologie grâce à un mur de LED de 35 mètres d’ouverture, le plus grand d’Europe…

Avant la crise sanitaire, 220.000 spectateurs se pressaient au Royal Palace chaque année, générant 14 millions d’euros de chiffre d’affaires, ce qui fait de lui le numéro un hors Paris. « Notre chance, c’est d’avoir cultivé un public fidèle car le spectacle est renouvelé tous les ans sur la scène… et dans l’assiette ! J’injecte 2 à 2,5 millions d’euros chaque année dans la revue », précise Pierre Meyer.Acquisition de terrainsDéjà la clientèle du Grand Est répond présent.

Ainsi 80 % des spectateurs sont français et les 20 % restants viennent d’Allemagne, du Luxembourg, de Belgique, de Suisse… Et la petite entreprise recommence à tourner à plein régime.« Depuis trois à quatre semaines, les réservations repartent à fond.

A Noël, notre spectacle pour enfants attire 55.000 personnes, dont 20.000 enfants », poursuit cet entrepreneur qui cherche maintenant à acquérir des terrains dans le village afin de créer un hôtel de 100 chambres… “👉Source : https://www.lesechos.fr/…/a-40-ans-passes-le-cabaret…Voir les statistiquesCouverture de la publication : 0