La plume… par Sylvie Pérault

La plume est un des accessoires essentiels du music-hall et c’est grâce grâce à lui et en particulier Mistinguett qu’elle est mise à l’honneur et devient un des symboles des girls et des meneuses.

On pensera au “Truc en plumes” de Zizi Jeanmaire. Sur scène les plumes évoquent la légèreté, le foisonnement et sont associées aux strass, à la richesse.

Les girls qui les portent ont appris à évoluer avec car une gabrielle pèse entre trois et cinq kilos.

La technique des plumassiers reste inchangée depuis le XVIIe siècle : peu d’outils, une grande habileté et de l’invention associées aux restrictions qui existent depuis les années 1950 en raison de la convention de Washington. (Limitation de l’usage de plumes exotiques). Mais grâce à la teinture et des appellations nouvelles, l’ailleurs est suggéré.

Sur Paris et ses environs, peu de maisons ont survécu aux années 1990 lesquelles ont sonné le glas de la majorité des artisans indépendants : la Maison Février, aujourd’hui filiale du Moulin rouge et qui a vu le jour au cours des années folles et Plumes de Paris qui existerait depuis la fin du XIXe siècle.C’est un des métiers où il y a le plus de secrets.

Photos 1 et 2 la maison Février avant le Moulin Rouge (coll. S.Perault) ; Photos 3 Mistinguett, photo 4 : au Moulin Rouge

la maison Février avant le Moulin Rouge (coll. S.Perault)
la maison Février avant le Moulin Rouge (coll. S.Perault)
Mistinguett
au Moulin Rouge
La plumassière ( merci à Patrice Delambre )