Les cabarets et music-halls français.

Les cabarets à Paris

Le Moulin-Rouge, également graphié Moulin Rouge (beaucoup plus rarement Moulin rouge), est un cabaret parisien fondé en 1889 par le Catalan Joseph Oller et par Charles Zidler, qui possédaient déjà l’Olympia. Il est situé sur le boulevard de Clichy dans le 18e arrondissement de Paris, au pied de la butte Montmartre. Son style et son nom ont été imités et empruntés par d’autres cabarets dans le monde entier.

Le Moulin Rouge

Sire internet : http://www.moulinrouge.fr/

Le Lido (ou Lido de Paris) est un cabaret parisien situé 116 bis avenue des Champs-Élysées (8e). Inauguré en 1946 par Joseph et Louis Clerico, le lieu est célèbre pour ses spectacles dans lesquels se produisent danseurs, chanteurs et artistes divers.

Le Lido de Paris

Site Internet : https://www.lido.fr/fr

Le Paradis latin est un cabaret de music-hall parisien, situé 28 rue du Cardinal-Lemoine dans le Quartier latin (5e arrondissement). Depuis 2018, il appartient à l’homme d’affaires franco-brésilien Walter Butler.

Doyen des cabarets de la capitale, son origine remonte à 1802, année où le Premier consul Napoléon Bonaparte fait bâtir le théâtre Latin, rue des Fossés-Saint-Victor. L’inauguration a lieu l’année suivante.

Le Paradis Latin

Site Internet : https://www.paradislatin.com/

Crazy Horse (cabaret)

Le Crazy Horse, anciennement appelé Crazy Horse Saloon, est un cabaret parisien du quartier des Champs-Élysées situé 12, avenue George-V, créé en 1951 par Alain Bernardin. Le nom « Crazy Horse » est celui, traduit en anglais et ainsi passé à la postérité, du chef sioux Thašunka Witko, la décoration du cabaret à son ouverture étant censée être de style western, avec sa salle pastichant un saloon des années 18701.

Le spectacle présenté actuellement sur scène à Paris est Totally Crazy !.

Site Internet : https://www.lecrazyhorseparis.com/

Historique

Alain Bernardin ouvre le Crazy Horse Saloon, sur la rive droite parisienne, le 19 mai 1951, sur l’idée du strip-tease à l’américaine mêlant l’érotisme à une esthétique très sophistiquée2.

Installé au rez-de-chaussée et dans d’anciennes caves réunies d’un immeuble bourgeois haussmannien, le cabaret est situé au 12, avenue George-V dans le 8e arrondissement de Paris, sur l’un des côtés du Triangle d’or et à deux pas de la Seine. Les tableaux des spectacles du Crazy Horse sont entrecoupés de numéros traditionnels de cabaret (Charles Aznavour y fait ainsi ses premières apparitions3), des variétés comme des magiciens, des ventriloques, etc.

Alain Bernardin décide de donner un nom de scène à chaque danseuse. Nombre d’entre elles acquièrent dans ce lieu une certaine notoriété, en particulier des solistes comme Lova Moor (qu’il épouse), Rosa Fumetto, Polly Underground ou Diva Terminus, ou bien encore la coco-girl Fenella Masse Mathews, plus connue au Crazy Horse sous le nom de Fifi Standby, danseuse qu’il aura à l’époque débauchée du Moulin Rouge.

Le mythe Crazy se développe avec les danseuses aux faux cils, talons aiguilles vertigineux, cache-tétonsrouges à lèvres sang et perruques au carré avec la frange typique4.

Après la mort du fondateur, en 1994, ses trois enfants, Didier, Sophie et Pascal, héritent du Crazy Horse et le dirigent jusqu’en mars 2006, où il est racheté par un groupe emmené par l’homme d’affaires belge Philippe Lhomme, qui, depuis lors, en préside la société d’exploitation, ayant confié la direction générale à Andrée Deissenberg5. Désormais, périodiquement, les cabarets de Paris ou de Las Vegas ouvrent leur spectacle à des guest-stars, des « femmes d’exception dans un lieu d’exception ». Dita von Teese a été la première (20062008), suivie par Arielle Dombasle (2007), Pamela Anderson (2008), Clotilde Courau (2010), Noémie Lenoir (2013) ou encore Conchita Wurst (2014). Pendant quelques jours ou quelques semaines, ces guest-stars ont été les pivots du spectacle du Crazy Horse où elles apparaissaient dans trois ou quatre tableaux.

En novembre 2013, le cabaret parisien et la maison Aubade s’associent pour créer une ligne de lingerie exclusive « My Crazy Collection »6.

Inauguré le 21 septembre 2009, le spectacle Désirs, créé par Philippe Decouflé et Ali Mahdavi, est présenté à Paris. La mélodie du tableau final a été composée par Philippe Katerine. L’affiche du spectacle est de Hilton McConnico.

Du 5 mars au 31 mai 2012, le chausseur Christian Louboutin participe à la mise en scène de plusieurs tableaux7,8.

Du 15 au 30 mars 2016, Dita von Teese revient sur la scène du Crazy Horse avec le Dita’s Crazy Show9. Le cabaret donne carte blanche à Dita Von Teese qui compose son Crazy Show idéal à partir de ses tableaux préférés du répertoire de la Maison de l’avenue George-V. De grands noms s’associent au projet : Ali MahdaviChristian Louboutin, Zuhair Muhair, Alexis Mabillela maison Ralph & RussoSébastien Tellier.

Du 5 octobre 2016 au 5 avril 2017, le Crazy Horse ouvre ses portes à la première « Créatrice Invitée » de son histoire : Chantal Thomass pour le spectacle Dessous Dessus10.

À partir d’avril 2017, le Crazy Horse présente son nouveau show Totally Crazy ! actuellement sur scène. Sous la direction artistique d’Andrée Deissenberg et mis en scène par Stéphane Jarny (« The Voice », « Saturday Night Fever », « Dessous Dessus » ), Totally Crazy réunit en un seul show les créations les plus emblématiques du cabaret parisien. Totally Crazy intègre une sélection de tableaux signés Philippe DecoufléChristian LouboutinChantal ThomassDita Von Teese & Ali Mahdavi, ils innovent en même temps dans ce nouveau show et pour la première fois dans l’histoire de ce cabaret mythique, en incluant au spectacle les “Crazy-Entertainers” (Maître de Cérémonie). C’est le duo belge Burlesque-Glamour formé par “Le Gentleman-Crooner” George Bangable et sa “Diva-boudoir” Lolly Wish qui sont choisis, pour accueillir et accompagner en chanson et “teasing” le public dès son arrivée, créant ainsi une atmosphère unique et chaleureuse qui sera le fil rouge et donnera à “Totally Crazy” un show en continu sans aucune interruption.

Les danseuses actuelles sont recrutées selon les critères suivants : excellente danseuse, taille entre 1,66 m et 1,72 m, ventre plat, belle cambrure et petite poitrine haute et ferme. Elles se produisent cinq à six soirs par semaine, avec deux représentations par soirée (voire trois certains soirs), touchant un salaire net mensuel que certaines sources estiment à 2 000 euros11. La direction de l’établissement a toujours démenti ce montant.

Culture populaire

Le cabaret est apparu dans les films Crazy Horse de Paris d’Alain Bernardin en 1977 et Les Anges gardiens12 de Jean-Marie Poiré en 1995. Les danseuses du Crazy Horse sont considérées comme « les femmes les plus sexys au monde ». Le cabaret est aussi mentionné dans la chanson Girls, Girls, Girls de Mötley Crüe.

L’artiste Antoine Kruk, qui a signé de nombreux costumes pour la revue « Forever Crazy » et « Désirs », a consacré au Crazy Horse un livre hommage en cent illustrations intitulé « Crazy par Antoine Kruk » aux Editions Eyrolles.

Autres établissements portant le nom de Crazy Horse

Entre 2001 et 2012, pour son cinquantième anniversaire, un cabaret semblable a été également ouvert à Las Vegas (États-Unis), au MGM Grand. Un spectacle inspiré de celui de Paris y était présenté. Un troisième Crazy Horse permanent de 450 places sur le Clarke Quay de Singapour, avec bar, restaurant et boutique, inauguré le 1er décembre 2005 a fermé le 31 janvier 2007, les objectifs de fréquentation n’ayant pas été atteints. Outre le spectacle du cabaret parisien, un deuxième spectacle, intitulé Forever Crazy fait l’objet d’une tournée internationale (GenèveMadridLondresVienneMontréalMoscou…).

D’autres établissements de divertissement ou de spectacle portant le nom de Crazy Horse, et qui peuvent n’avoir qu’une ressemblance très lointaine avec l’original de Paris existent ou ont existé à travers le monde. Seul ceux disparus de Singapour et du MGM Grand de Las Vegas et la tournée, déjà cités, peuvent se prévaloir du Crazy Horse parisien. Ce qui n’est pas le cas de ceux qui suivent.